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Anne F. Garréta, née en 1962, est le premier
membre de l'Oulipo moins âgée que l’Ouvroir. Normalienne, elle a
enseigné pendant sept ans la littérature des XVIIe et XVIIIe siècles à
l'université de Princeton. Maître de conférences à l’Université de
Rennes II depuis 1995, Anne F.Garréta a été cooptée en avril 2000.
Elle enseigne également en alternance à l’Université de Virginie.
Son premier roman, Sphinx
(1986), raconte une histoire d’amour entre deux individus sans
donner aucun indice grammatical du genre ni du narrateur ni du personnage
évoqué à la troisième personne.
Après ce brillant travail sur la "grammaire du genre" et un
pamphlet sous forme de dialogues, Pour en
finir avec le genre humain , son
deuxième roman, Ciels liquides,
raconte le destin d’un personnage perdant l’usage de la langue. En
1993, elle rencontre Jacques Roubaud qui l' invite à présenter les
contraintes de Sphinx et Ciels liquides à son séminaire de
poétique en mars 1994.
Dans La
Décomposition, un tueur en série assassine les personnages de
la Recherche du temps perdu.
La vie est trop courte pour se résigner à
lire des livres mal écrits et à coucher avec des femmes qu'on n'aime pas
est l'exergue de Pas un Jour, écrit
à la deuxième personne, dans lequel la narratrice s'astreint à écrire,
cinq heures par jour, un mois duran,t devant son ordinateur, pour se
souvenir et décrire les femmes qu'elle a désirées et celles qui l'ont
désirées. Cette contrainte permettra à Anne F. Garréta d'obtenir de
façon très méritée le prix Médicis 2002.
Publications
Sphinx, Grasset, 1986.
Pour en finir avec le genre humain, François Bourin, 1987.
Ciels liquides, Grasset, 1990.
Pyramides, dans La règle du jeu, 1989.
Vol, nouvelle, dans Le Serpent à Plumes, n° 7, 1990.
Nuits, nouvelle, dans Le Serpent à Plumes, n° 19, 1994.
La Décomposition, Grasset, 1999.
Pas un jour, Grasset, septembre 2002. Prix
Médicis 2002
Internaugraphie. |